Le Rakugo, Revue de Presse

La rencontre, ou le début d'un duo conteur

Stéphane, ethnologue-conteur, profite de la vie japonaise lors de sa permanence à la Villa Kujoyama à Kyoto, accompagné de Sandrine Garbuglia, auteur et metteur en scène. Nous sommes alors en 2009. Le conte et les jeux de langage faisant déjà partie de sa vie, Stéphane entreprend, cette année-là, l'apprentissage de cet art nippon à Osaka, accompagné d'un maître rakugoka. Uniquement en français, Stéphane s'approprie petit à petit les bases de cet art qui le fascine. Le hasard faisant bien les choses, le chemin de Stéphane croise celui de Cyril lors d'un séjour à Tokyo. C'est un véritable coup de foudre amical et complice. En découle alors le déclic qui incitera Cyril à franchir le cap vers l'apprentissage du rakugo.

Grand maître rakugoka d'Osaka, Hayashiya Someta devient alors le mentor de Cyril pour cette longue et dense période d'initiation à cet art japonais. Tout au long de l'année 2010, Cyril se rendra une fois par mois dans la capitale du Kansai pour y étudier le rakugo, tel un sérieux disciple. Il se forme aux différentes techniques, y apprend les codes stricts et débute son répertoire d'histoires à chute... tout cela en japonais, bien évidemment. La complicité entre Cyril et Stéphane les amènera à développer différents projets, sous le regard bienveillant de maître Someta. Bien acceptés dans la communauté, plutôt fermée, des rakugoka, les deux conteurs français démarrent leur "carrière" en 2011. Première scène à Tokyo pour Cyril. Spectacles en France pour Stéphane. Aujourd'hui, les amis des mots et du geste organisent leur 4ème tournée au Japon pour la fin 2017. A raison d'une tournée tous les deux ans, les sages élèves de 2009-2010 ont donc fait du chemin.. un chemin parsemé de drôles d'histoires et de personnages hauts en couleur.

 

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« L’île aux libellules » ou le Japon revisité par Stéphane Ferrandez, entre humour et tradition

Le conteur Stéphane Ferrandez dans le spectacle de « rakugo », « L'île aux libellules »

Connaissez-vous le « rakugo » ? Il ne s’agit ni d’une spécialité culinaire, ni d’un jeu de société venu du Japon… mais d’une forme de divertissement populaire japonais, entre conte traditionnel et histoire comique (le terme lui-même signifie d’ailleurs littéralement « histoire qui se termine avec une chute drôle »). Il remonte au début de l’époque Edo (1603-1868), soit le XVIIe siècle. Personnellement, je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que je reçoive une invitation pour L’île aux libellules, un spectacle proposé par Stéphane Ferrandez (conteur) et Sandrine Garbuglia (auteure et metteuse en scène), membres de la compagnie Balabolka. Depuis un séjour au Japon en 2009-2010, avec à la clé une résidence à la prestigieuse Villa Kujoyama (l’équivalent japonais de la Villa Médicis) à Kyoto, dont ils sortent lauréats en 2009, ils ne cessent d’œuvrer pour la promotion de cet art de conter à la japonaise aux quatre coins de la France et sur Internet avec des sites dédiés : rakugofrance.blogspot.fr et www.rakugo.fr.

 

(à suivre ici)

dernier article sur le web

LES FOUS DU RAKUGO

 

Écartons-nous un peu du champ de la musique pour parler d’un art japonais de la scène appelé Rakugo. Vous n’en avez sans doute jamais entendu parler si vous n’êtes pas un tant soit peu japonophile. Moi-même, je n’en ai appris l’existence que dernièrement lors d’une rencontre intéressante à Tokyo, avec un dénommé Cyril Coppini.

[Interview] Rakugo : « Venez découvrir l’humour japonais ! »

Lorsqu’il est question de rire et du Japon, on pense souvent à leurs publicités complètement loufoques. Cependant, l’humour japonais, c’est bien plus que ça, et c’est ce que Stéphane Ferrandez s’échine à faire découvrir à son public. Il pratique le rakugo, un art vieux de presque quatre cents ans issu d’un Japon populaire et bien moins sérieux que ce que les clichés laissent entrevoir… Nous avons eu la chance de le rencontrer durant  Japan Expo pour discuter de ce qui l’a amené à devenir rakugoka, de ce que cela représente pour lui, mais aussi du Disciple de Doraku, d’Isan Manga, dont la préface a été écrite par sa compagnie…

KOURANDART

 

Histoires tombées d’un éventail – Contes japonais en tournée par Benoit Fortrye

Posté par angelique lagarde le 4 septembre 2011

 

« Autant d’esprit que de cheveux sur la tête »

Qu’est-ce que le Rakugo ? Comment un jeune européen peut-il s’emparer avec tant d’aisance de cet art ancestral japonais ? Où se cache  le Kami ? Quelle est la cuisson idéale des nouilles ? Ce sont autant de questions auxquelles répondent ces histoires tombées d’un éventail narrées par le facétieux Stéphane Ferrandez.

LE PARISIEN

Il pratique l'art du rakugo

>Île-de-France & Oise > Seine-Saint-Denis > Montreuil|30 juin 2011, 7h00 |MArie-Pierre BOLOGNA
 
 
Assis sur un coussin à la japonaise, vêtu d'un kimono bleu foncé, Stéphane Fernandez raconte des « Histoires tombées d'un éventail » — le nom du spectacle qu'il a créé avec sa compagne, Sandrine, à partir de leur expérience au Japon.

Le couple d'artistes de Montreuil a fait de nombreux séjours au pays du Soleil levant. Ils en ont rapporté le rakugo. Un art populaire qui s'inscrit entre la tradition du conte et celle du récit griot et qu'ils ont adapté à la culture française.

Des mimes de situtations et d'histoires surprenantes


Le résultat, vraiment étonnant et très drôle, est à découvrir aujourd'hui* sur une scène de la Japan Expo qui ouvre ses portes à Villepinte. Stéphane Fernandez y joue aujourd'hui avant de rejoindre le Festival off d'Avignon.

Avec pour seuls objets un éventail et un morceau de tissu, Stéphane, assis les jambes repliées sous lui, donne l'illusion de marcher sur son coussin, voire de courir pour satisfaire une envie pressante. Il peut aussi manger des nouilles dans l'échoppe d'un commerçant qu'il a l'intention d'escroquer un peu maladroitement. Et plus tard tailler un bonzaï dans son jardin. Il enchaîne ainsi récits et mimes de situations et d'histoires tour à tour improbables, amusantes ou surprenantes.

« J'ai été immédiatement conquis par cette forme d'expression méconnue en France. C'est une partie très authentique de la culture du Japon que j'ai vraiment découverte à travers ce mode d'expression. Beaucoup de contes jouent sur la situation et ça, c'est assez universel », raconte Stéphane. « Les histoires les plus compliquées à traduire sont celles où tout se joue autour des niveaux de politesse, par exemple entre un ouvrier et son patron. Au Japon, il y a sept niveaux de politesse là où souvent, en France, dans un contexte comparable, on a au mieux le tutoiement et le vouvoiement. On peut s'en sortir par l'argot, mais ce n'est pas le même degré de subtilité », confie Sandrine qui a travaillé sur des traductions anglaises. « Nous avons vécu par intermittence au Japon pendant quatre ou cinq ans avant de pouvoir y rester sept mois d'affilée. Je parle un peu la langue, mais pas assez bien pour la traduire directement », explique Sandrine. Le couple amoureux du Japon était sur le point d'y repartir quand le tsunami a frappé le pays. « C'est une raison supplémentaire de faire vivre le rakugo en France », souligne Sandrine. Ils en donneront à nouveau un bel aperçu cet été au Festival off d'Avignon.

* Aujourd'hui, de 14h45 à 15h45, sur la scène culturelle du salon.

 

 

 

  Le Parisien

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On vous en dit bientôt plus ! 

 

Vendredi 13 Avril 2018

à 18h30 

 

 

L'Île aux libellules

à la 4eme édition de

 LES BELLES HISTOIRES

 Le  festival Montpelliérain du Conte

 

à 18h30

Théâtre Gérard Philippe

7 Rue Pages, 34000 Montpellier

Renseignements : 04 67 58 71 96

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